La bibliothèque Westhoekpedia

Depuis quelques jours, nous mettons à votre disposition le contenu de notre bibliothèque. Nous espérons dans les semaines à venir enrichir notre fonds par des achats et par des dons, constituant ainsi la bibliothèque la plus complète possible sur l’histoire de notre contrée.

Vos dons ou propositions d’acquisition sont également les bienvenus. Nous serions également ravis d’obtenir une copie ou une synthèse de vos mémoires de maitrise, DEA et thèses traitant de la Flandre française.

Vous trouverez également des liens vers des ouvrages anciens et libres de droit publiés sous fichiers pdf par des sites de numérisations (Google books, Gallica et NordNum) .

Bailleul dans la Grande Guerre (1914-1918)

Bailleul 1914-1918A la veille du premier conflit mondial, Bailleul est une paisible cité de 13.000 habitants entourée d’houblonnières et de grasses prairies. Les vieilles familles terriennes de la région y demeurent en son centre. L’industrie drapière et de dentelles occupe une grande partie de la population ouvrière vivant dans des courées insalubres à la périphérie de la ville.
Quatre ans plus tard, au sortir de la guerre, la ville aura été détruite à 98% et sa population réduite à 6.000 âmes.

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La révolte des Gueux par Alain Lottin

Alain Lottin, La révolte des Gueux

En 1981, Solange Deyon et Alain Lottin avaient publié un remarquable livre sur le mouvement iconoclaste en Flandre1. Malgré une réédition aux presses universitaires de Lille, l’ouvrage n’était plus disponible en librairie. La chose est en partie corrigée avec la publication ces jours-ci d’un nouvel ouvrage d’Alain Lottin2, intitulé La révolte des Gueux en Flandre, Artois et Hainaut et publié aux éditions Les Echos du Pas de Calais. Si l’auteur vise avant tout à faire connaitre au grand public des évènements méconnus, il nous livre un ouvrage de très grande qualité richement illustré. Un livre que nous vous conseillons d’acquérir. Rapidement, car l’éditeur a malheureusement tiré cet ouvrage à 1.500 exemplaires. L’ouvrage est en vente au Furet du Nord de Lille au prix de 20 €.

(1) Les Casseurs de l’été 1566.
(2) Alain Lottin, agrégé d’histoire et docteur ès lettres, ancien président de l’université Lille III et auteur de plus de 15 ouvrages.

L’Union Faulconnier (1895-1937)

Cette société savante a été fondée en avril 1895 par Emile Mancel. Elle faisait suite à un comité qui, l’année précédente et sous l’impulsion du maire Alfred Dumont, avait organisé les commémorations du tricentenaire de la bataille du Texel.
Elle prit le nom d’Union Faulconnier en souvenir du Grand Bailli et premier historien de Dunkerque Pierre Faulconnier.
Elle publia 33 volumes de 1898 à 1934, appelés Bulletin de l’Union Faulconnier.
On y trouve près de 500 articles principalement sur l’histoire de la ville et le port de Dunkerque.
On peut distinguer deux périodes de l’histoire de la société. La première, de 1895 au lendemain de la Grande Guerre, est celle des fondateurs (E. Mancel, H. Lemattre, E Bouchet, H. Durin, et l’Abbé Harrau). La seconde est celle des héritiers (L. Lemaire, Ch. De Warenghien, A. Lesmaries, les Dr Reumaux et Dewèvre, L. Moreel, L. Baron). Le docteur Louis Lemaire a été le principal animateur et contributeur du bulletin en écrivant plus de 40% des articles publiés pendant cette période.

L’histoire de cette société savante reste malheureusement à écrire.

En attendant, nous vous livrons la Table des articles parus dans le Bulletin de 1898 à 1934.

Table du Bulletin de l’Union Faulconnier (fichier pdf)

Histoire des Juifs de la Flandre française

Nous ne savons peu de choses sur la présence des Juifs dans le Westhoek avant la Révolution. Georges Callois indique que « quelques familles israélites vinrent se fixer à Dunkerque sous le règne de Louis XV » sans citer de sources. les comptes de la ville de Dunkerque révèlent la présence de jeunes juifs qui se convertissent en 1734 et 1739 et d’un juif de Londres empruntant une somme à l’un de ses coreligionnaires, marchand à Dunkerque. On peut penser que des Juifs, principalement des colporteurs originaires majoritairement d’Alsace et de Lorraine, circulaient à travers le plat pays sans toutefois s’y fixer. Un mémoire rédigé en 1782 à Saint Omer fait état d’un juif venant de Metz et se dirigeant vers Dunkerque. Le cahier de doléances de Caestre demandait « que dorénavant soit défendu aux Juifs de courir (les campagnes) et vendre partout d’étoffes. »

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